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         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
         <publisher>
            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
         </publisher>
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      <article-meta>
         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(02)00057-X</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/S1631-0683(02)00057-X</article-id>
         <article-categories>
            <subj-group subj-group-type="type">
               <subject>Research article</subject>
            </subj-group>
            <subj-group subj-group-type="heading">
               <subject>Histoire des sciences / History of Sciences</subject>
            </subj-group>
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         <title-group>
            <article-title>Les Brachiopodes de la craie blanche de Meudon (Campanien supérieur) de la collection dˈOrbigny (MNHN, Paris)</article-title>
            <trans-title-group xml:lang="en">
               <trans-title>Brachiopods from the White Chalk of Meudon (Upper Campanian) of the dˈOrbigny collection (NMHN, Paris).</trans-title>
            </trans-title-group>
         </title-group>
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            <contrib contrib-type="author" corresp="yes">
               <name>
                  <surname>Gaspard</surname>
                  <given-names>Danièle</given-names>
               </name>
               <email>gaspard@geol.u-psud.fr</email>
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               <aff> Département des sciences de la Terre, université Paris-Sud, bât. 509, 91405 Orsay cedex, France</aff>
            </aff-alternatives>
         </contrib-group>
         <pub-date-not-available/>
         <volume>1</volume>
         <issue seq="9">7</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(00)X0006-1</issue-id>
         <fpage seq="0" content-type="normal">573</fpage>
         <lpage content-type="normal">585</lpage>
         <history>
            <date date-type="received" iso-8601-date="2002-09-03"/>
            <date date-type="accepted" iso-8601-date="2002-10-22"/>
         </history>
         <permissions>
            <copyright-statement>© 2002 Académie des sciences / Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS</copyright-statement>
            <copyright-year>2002</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences / Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
                    </self-uri>
         <abstract abstract-type="author">
            <p>Les Brachiopodes de la craie de Meudon (Campanien supérieur), répertoriés dans le catalogue de la collection dˈOrbigny, sont présentés dans le cadre de la classification révisée du phylum, non sans problème, compte tenu du petit nombre dˈindividus retrouvés dans la collection et/ou de lˈhétérogénéité des lots recensés sous un même numéro et un même nom. La faune de Brachiopodes dans la zone à <italic>Belemnitella mucronata</italic> est bien représentée par rapport à lˈensemble des Invertébrés reconnus dans cette zone. Deux représentants de Craniiformea et une dizaine dˈespèces de Rhynchonelliformea, répartis en deux ordres, dont plusieurs superfamilles, sont décrits de façon critique, en fonction des observations faites et des travaux publiés depuis ceux de dˈOrbigny.</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>Brachiopods from the White Chalk of Meudon (Upper Campanian), listed in the catalogue of dˈOrbigny collection, are presented following the revised classification. This is not without difficulty, due to the few specimens found and/or to the heterogeneity of sets listed under the same number and labelled with the same name. The Brachiopod fauna in the <italic>Belemnitella</italic>
               <italic>mucronata</italic> Zone is well represented, considering the Invertebrate fauna as a whole. Two representatives of Craniiformea and about ten species of Rhynchonelliformea, from several superfamilies shared by two orders, are critically described, considering the recent observations and the last works after dˈOrbigny.</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group xml:lang="en">
            <unstructured-kwd-group>Brachiopods, Upper Campanian, <bold>
                  <italic>Belemnitella mucronata</italic>
               </bold> Zone, Meudon, dˈOrbigny collection, Craniiformea, Rhynchonelliformea</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>Brachiopodes, Campanien supérieur, Zone à <bold>
                  <italic>Belemnitella mucronata</italic>
               </bold>, Meudon, collection dˈOrbigny, Craniiformea, Rhynchonelliformea</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <custom-meta-group>
            <custom-meta>
               <meta-name>presented</meta-name>
               <meta-value>Rédigé à lˈinvitation du Comité éditorial</meta-value>
            </custom-meta>
         </custom-meta-group>
      </article-meta>
   </front>
   <body>
      <sec>
         <label>1</label>
         <title>Historique</title>
         <p>Alcide dˈOrbigny (de la branche Dessalines dˈOrbigny), né le 6 septembre 1802 à Couëron, près de Nantes, a dès son jeune âge montré un vif intérêt pour les sciences ethnologiques et naturelles. Après un voyage en Amérique méridionale de 1826 à 1834, comme voyageur naturaliste pour le compte de lˈadministration du Muséum <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref>, dˈOrbigny poursuit sa carrière comme professeur suppléant de géologie à la faculté des sciences de Paris. Il sˈoriente énergiquement alors vers la paléontologie et la stratigraphie, et est nommé à la chaire de paléontologie du Muséum. Dès son retour, dˈOrbigny entreprend la rédaction du récit de son voyage en Amérique, mais il sˈintéresse plus que jamais aux fossiles, révélateurs à ses yeux de lˈhistoire du monde, de façon à répondre à lˈattente des géologues amateurs et des collègues avec lesquels il correspond régulièrement. Il entreprend de rédiger, dans le cadre de la <italic>Paléontologie française</italic>, une <italic>Description des Animaux mollusques et rayonnés</italic>, correspondant aux très nombreux Invertébrés observés. Cette publication, éditée à Paris, a été réalisée en plusieurs livraisons, en mettant lˈaccent sur les fossiles caractéristiques des terrains géologiques de différents âges. Les premières livraisons correspondent aux Terrains crétacés, dont le tome IV, concernant les Brachiopodes et les Rudistes, paraît chez Arthus Bertrand, puis chez Victor Masson <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, respectivement pour le texte et lˈAtlas, avec la collaboration de J. Delarue pour les lithographies de figures dˈaprès nature.</p>
         <p>Dans son <italic>Cours élémentaire de paléontologie</italic>
            <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15 (vol. 2, fasc. 1, p. 79)〛</xref> apparaît la mention de « Mollusques brachiopodes » et, parmi ces derniers, ceux qui, provenant de la craie de Meudon, nous permettent de rappeler que le terme de Sénonien fût créé par lˈauteur <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13 (p. 403)〛</xref>.</p>
         <p>La définition succincte de dˈOrbigny pour le Sénonien était : « Je propose, pour lˈhorizon géologique de la craie blanche, le nom de Sénonien, Sens, lˈantique Senones étant situé précisément au milieu de la Craie blanche la mieux caractérisée... » Lˈauteur précise ultérieurement <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15 (vol. 2, fasc. 1, pp. 666–691〛</xref> : « On a donné le nom de Craie blanche à cette immense surface de craie supérieure, essentiellement blanche, du Bassin parisien. Cette dénomination lui est, en effet, très applicable, à Meudon et dans la Champagne ; mais elle peut, ailleurs devenir la source de plus dˈune erreur...». Depuis, lˈétage Sénonien sˈest trouvé défini avec un découpage fluctuant. Un tableau comparatif de ces découpages a été présenté dans le <italic>Lexique stratigraphique</italic>
            <xref rid="BIB20" ref-type="bibr">〚20〛</xref>. Le terme est maintenant tombé en désuétude.</p>
         <p>La « mer de la Craie », relativement peu profonde, a pénétré en Île-de-France. Par la suite, la vallée de la Seine, entaillant les couches tertiaires, a atteint la craie blanche à Issy-les-Moulineaux, Meudon, Bougival. Lors de lˈexploitation en carrières souterraines, il y a plus dˈun siècle et demi, cette craie de Meudon, formée par accumulation de microorganismes (notamment des Coccolithes) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>14</bold>), a révélé lˈexistence dˈune macrofaune diversifiée, au sein de laquelle les Brachiopodes sont bien représentés. Ces derniers, présentés dans la <italic>Paléontologie française</italic>
            <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, le <italic>Cours élémentaire</italic>
            <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>, et le <italic>Prodrome</italic>
            <xref rid="BIB16" ref-type="bibr">〚16〛</xref>, ne seront plus par la suite regroupés avec les rudistes, puisquˈil ne sˈagit pas de Mollusques, leur statut de phylum à part entière ayant été largement reconnu.</p>
         <p>Dans les deux volumes du tome IV, <italic>Terrains crétacés</italic>, 157 pages et 35 planches (490–525) sont consacrées aux Brachiopodes. La faune que nous avons choisi de présenter en hommage à Alcide dˈOrbigny concerne les espèces reconnues à Meudon et citées dans le catalogue correspondant à la collection de lˈauteur, acquise par lˈÉtat après sa mort <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref>. Les caractéristiques morphologiques externes et internes de ces espèces seront, le cas échéant, comparées avec celles de spécimens dˈautres collections du Muséum dˈhistoire naturelle de Paris (MNHN), de lˈinstitut géologique Albert-de-Lapparent (IGAL, maintenant à Cergy) et de lˈÉcole nationale supérieure des mines de Paris (EM). Une estimation de la répartition de ces espèces complètera lˈensemble.</p>
      </sec>
      <sec>
         <label>2</label>
         <title>Âge de la faune de la craie de Meudon</title>
         <sec>
            <p>La craie blanche de Meudon est surtout caractérisée par la présence de <italic>Belemnitella mucronata</italic>, la disparition de <italic>B. quadrata</italic> et surtout la prédominance dˈun petit Brachiopode, <italic>Magas pumilus</italic> Sowerby, 1816. Outre des restes de Poissons, les Foraminifères, les Échinodermes, les Éponges siliceuses, les Bryozoaires, les Brachiopodes sont bien représentés. Compte tenu des subdivisions reconnues par les anciens auteurs, la craie de Meudon se trouve dans lˈassise à <italic>Belemnitella mucronata</italic> ; la faune qui sˈy trouve est, de ce fait, datée du Campanien supérieur, et plus précisément de la Zone à <italic>Magas pumilus</italic> depuis Lambert <xref rid="BIB9" ref-type="bibr">〚9〛</xref> et de Grossouvre <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref>. Ce fossile caractéristique permettra dˈétablir des comparaisons avec la région de Sens–Montereau <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref> en France, voire avec dˈautres contrées dˈEurope du Nord-Ouest.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec>
         <label>3</label>
         <title>Identification et description des espèces trouvées dans la craie de Meudon</title>
         <sec>
            <p>La classification des Brachiopodes a été maintes fois revue, officialisée <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref> et, plus récemment, révisée <xref rid="BIB23" ref-type="bibr">〚23〛</xref>. Cette révision est maintenant reprise dans la nouvelle édition du <italic>Traité de paléontologie des Invertébrés</italic>
               <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Parmi les spécimens du phylum Brachiopoda Duméril reconnus à Meudon, se trouvent principalement des représentants des différents ordres de Rhynchonelliformea et deux représentants de Craniiformea.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Phylum Brachiopoda Duméril 1806</p>
         </sec>
         <sec>
            <label>3.1</label>
            <title>Sous-embranchement : Rhynchonelliformea Williams et al., 1996</title>
            <sec>
               <p>Classe: Rhynchonellata Williams et al., 1996</p>
            </sec>
            <sec>
               <label>3.1.1</label>
               <title>Ordre : Rhynchonellida Kuhn, 1949</title>
               <sec>
                  <p>Superfamille: Rhynchonelloidea</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Famille : Rhynchonellidae</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Sous-famille : Cyclothyridinae Makridin, 1955 (amendé Owen, 1962)</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Parmi les spécimens répertoriés au catalogue de dˈOrbigny sous les n<sup>os</sup> 7665 et 7666 se trouvent <italic>Rhynchonella</italic>
                     <italic>octoplicata</italic> Sowerby (1916) ainsi que <italic>Rh</italic>. <italic>subplicata</italic> (Mantell, 1822) décrite dans le texte <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, mais inscrite sous le faux nom de <italic>Rh.</italic> <italic>dutempleana</italic> dˈOrbigny dans lˈ<italic>Atlas</italic>, figurées à la planche 499, respectivement aux n<sup>os</sup> 9–12 et 13–17.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Lˈespèce <italic>Rh. octoplicata</italic>, figurée par Sowerby <xref rid="BIB21" ref-type="bibr">〚21〛</xref> présentait une certaine ambiguïté avec <italic>Rh. plicatilis</italic> Sowerby (1916) présentée sur la même planche ; par la suite, la liste de synonymie de Davidson <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref> nˈa guère contribué à clarifier la situation, avec la création de variétés supplémentaires. Dans sa publication, Pettitt <xref rid="BIB17" ref-type="bibr">〚17〛</xref> crée le genre <italic>Cretirhynchia</italic> avec pour espèce type <italic>Rh. plicatilis</italic> et, à cette occasion, il reconnaît trois séries : la série <italic>C. plicatilis</italic> (Sowerby), dans laquelle il place <italic>C. octoplicata</italic> et <italic>C. plicatilis</italic> (Sowerby), <italic>C. lenticularis,</italic>
                     <italic>C. intermedia</italic>
                     <italic>et C. norvicensis</italic>, espèces nouvellement créées ; la série <italic>C. exsculpta</italic>, dans laquelle il place <italic>C. woodwardi</italic> (Davidson, 1854) et deux nouvelles espèces, <italic>C. minor</italic> et <italic>C. exsculpta</italic> ; la série <italic>C. limbata</italic> (Schlotheim, 1799), dans laquelle se trouvent <italic>C. subplicata</italic> (Mantell) et <italic>C. limbata</italic>. Récemment, Simon et Owen <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref> ont remis en cause cette partition après une révision du genre <italic>Cretirhynchia</italic>, créant de nouveaux sous-genres et excluant du genre certaines espèces. Par ailleurs, ces auteurs ne reconnaissent ni la <italic>Rh. subplicata</italic> Mantell, ni la <italic>Rh. octoplicata</italic> Sowerby figurées par dˈOrbigny comme telles.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>La comparaison du matériel se trouvant dans la collection dˈOrbigny sous le n° 7665 (B 44947 et B 44748) fait apparaître un certain mélange dˈespèces. Certains spécimens se retrouvent identifiables maintenant, comme <italic>Woodwardirhynchia</italic>
                     <italic>woodwardi</italic> (Davidson) et sont représentés ici (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> and <xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>1</bold> et <bold>3</bold>) ; dˈautres, correspondant aux figs 9–12 de la planche 499, sˈidentifieraient comme <italic>Cretirhynchia</italic> (<italic>Cretirhynchia</italic>) <italic>norvicensis</italic> Pettitt (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>2</bold>). Dˈautres spécimens venant de Meudon, et ressemblant à première vue à <italic>Cr. (Crertirhynchia) norvicensis</italic>, sont presque lisses sur la moitié postérieure de la coquille ; ils ont une costulation fine, puis plus importante vers les commissures, et présentent une commissure frontale très échancrée, mais plutôt étroite. Ces spécimens pourraient correspondre à des stades gérontiques de <italic>Cr.</italic>
                     <italic>(Homaletarhynchia) arcuata</italic> Pettitt (1950), (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>3</bold>). Des spécimens plus petits que les précédents, plutôt lisses, sˈapparentant à <italic>Cr. (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim) font partie des espèces que lˈon trouve à Meudon et que dˈOrbigny a illustré sous le faux nom de <italic>Rh</italic>. <italic>dutempleana</italic> = <italic>Rh</italic>. <italic>subplicata</italic> pl. 499, figs  13–17. Par ailleurs, un spécimen éventré, laissant apercevoir les crura (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>7</bold>), mais ne figurant pas dans la collection dˈOrbigny, pourrait être assimilé à lˈespèce <italic>Cretirhynchia (Harmignirhynchia) obourgensis</italic> Simon et Owen (2001) ; il présente une costulation plus fine que celle des deux autres espèces et a été figuré à titre comparatif. Ce mélange dˈespèces se retrouve aussi bien dans les collections du Muséum (dˈOrbigny, Péron...), que dans celles de lˈIGAL ou de lˈEM.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>
                     <bold>
                        <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic>
                     </bold>
                     <bold>(Davidson)</bold>
                  </p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Espèce type : <italic>Cretirhynchia cuneiformis</italic> Pettit</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Diagnose originale du genre <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref> :</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>« <italic>Costate rhynchonellid Brachiopod with a cyclothyridid outline. Shell slightly wider than long. Beak short and curved. Beak ridges distinct. Extensive interarea. Hypothyridid, auriculate foramen. Well-developed pedicle collar. Dental plates divergent ventrally in their early stages and subparallel to slightly convergent anteriorly. Forked hinge plates, generally short, triangular in outline with a ventral concave surface. Raduliform crura anteriorly concave and becoming straight in transverse section near distal end. Crura diverging laterally. Septum persistent on dorsal valve floor.</italic> »</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Le lectotype de lˈespèce correspond au spécimen figuré par Davidson dans la craie de Norwich <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4 (pl. 10, figs 43–44)〛</xref> et illustré par Pettitt <xref rid="BIB17" ref-type="bibr">〚17</xref> (pl. I, fig. 4a–c)〛. Sous le n° 7665 du catalogue, se trouvent deux spécimens parmi ceux recensés comme « <italic>Rh. octoplicata</italic> » (réinscrits sous le n° B 44947 dans la collection générale) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> and <xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>1</bold> et <bold>3</bold>). Les coquilles sont ovales à sub-pentagonales, légèrement plus larges que longues, biconvexes (la valve ventrale étant moins convexe que la dorsale), présentant un pli large et assez haut à la commissure frontale. Les valves sont ornées de nombreuses côtes (20 à 30) se réduisant près des commissures. Le crochet, court, est peu recourbé et percé dˈun foramen arrondi. Les sections sériées transversales, pratiquées de façon à mettre en évidence les caractéristiques internes (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>2</bold>), soulignent des lamelles dentales, divergeant à peine dans leur partie postérieure, devenant subparallèles par la suite. Lˈexistence dˈun collier pédonculaire nˈest pas aisément vérifiable, le septum médian est faible à la valve dorsale. Les bases crurales sont légèrement concaves ; les crura divergent faiblement, en étant concaves intérieurement puis se redressent.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Les collections de lˈIGAL contiennent des spécimens dˈIssy-les-Moulineaux (n° 1628), qui correspondent à cette espèce. Par ailleurs, la collection Péron contient deux spécimens (n° S 10091, MNHN) provenant de Meudon.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>
                     <bold>
                        <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic>
                     </bold>
                     <bold>Pettitt</bold>
                  </p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Sous le n° 7665 de la collection dˈOrbigny (B 44948 de la collection générale) se trouvent deux spécimens de cette espèce côtoyant deux spécimens de lˈespèce précédente, parmi les huit que renferme le lot répertorié au catalogue comme « <italic>Rh. octoplicata</italic> ». Les coquilles sont subpentagonales, avec des valves relativement peu convexes. La valve dorsale est variablement déprimée dans la région antérieure. La coquille est ornée de nombreuses côtes assez fines, presque inexistantes postérieurement, se regroupant près des commissures (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>2</bold> et <bold>4</bold>). Le pli médian à la commissure frontale est orné de six à sept grosses côtes. Le matériel disponible ne permet pas toujours dˈexécuter suffisamment de sections sériées transversales, et il ne nous a pas été permis de vérifier lˈexistence du fort septum indiqué sur la fig. 10 de Simon et Owen <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref>. Les deux coquilles du n° 7665 (B 44948), assimilables à lˈespèce <italic>Cr. (Cretirhnychia)</italic>
                     <italic>norvicensis</italic>, ressemblent davantage aux spécimens figurés par les précédents auteurs sur leur planche 2 quˈà celui de leur planche 3 <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref>.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>
                     <bold>
                        <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) limbata</italic>
                     </bold>
                     <bold>(Schlotheim)</bold>
                  </p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Les petits spécimens lisses, de lˈordre du centimètre, comme ceux figurés par dˈOrbigny (1851, pl. 499), sont de forme arrondie, assez plats. La valve ventrale, relativement plus plate que la dorsale, est déprimée antérieurement, le crochet est petit, à peine incurvé, percé dˈun très petit foramen arrondi (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>6</bold>). Les coquilles ne sont ornées que de petites côtes arrondies près des commissures (trois à quatre côtes au niveau du pli médian de la commissure frontale) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>5</bold>). Les sections sériées transversales pratiquées dans la coquille révèlent un test relativement épais, des lamelles dentales divergentes ne sˈamincissant quˈantérieurement, des rebords internes de fossettes dentales épaisses et hautes, des crura radulifères très rapprochés.</p>
               </sec>
            </sec>
            <sec>
               <label>3.1.2</label>
               <title>Ordre : Terebratulida Waagen, 1883</title>
               <sec>
                  <label>3.1.2.1</label>
                  <title>Sous-ordre : Terebratulidina Waagen, 1883</title>
                  <sec>
                     <p>Superfamille : Terebratuloidea Gray, 1840</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Famille : Terebratulididae</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>DˈOrbigny <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14, p. 68〛</xref> ayant introduit avant Gray la famille des Terebratulidae, il serait normal quˈon la lui attribue. Cependant, en dehors du genre <italic>Terebratula</italic>, lˈauteur incluait les genres <italic>Terebratella</italic>, <italic>Terebrirostra</italic> et <italic>Fissirostra = Fissurirostra</italic>, qui font partie dˈun autre sous-ordre, celui des Terebratellidina.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Sous-famille : Gibbithyridinae Muir-Wood, 1965</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <italic>Terebratula semiglobosa</italic> (n° 7676 du catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Genre : <italic>Gibbithyris</italic> Sahni</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Espèce type : <italic>G. gibba</italic> Sahni</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Gibbithyris semiglobosa</italic>
                        </bold>
                        <bold>(Sowerby, 1913)</bold>
                     </p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Lˈespèce est caractérisée par une coquille ramassée et arrondie, fortement biconvexe, à commissure frontale monoplissée à faiblement bi-plissée. Le crochet, percé dˈun foramen arrondi assez petit, est très recourbé, masquant presque le deltidium. La valve ventrale est plus convexe que la dorsale et les commissures latérales, postérieurement droites, sˈinfléchissent antérieurement vers la valve ventrale. Les stries dˈaccroissement sont surtout apparentes près des commissures (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>1</bold> et <bold>2</bold>).</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Les caractéristiques morphologiques internes sont révélées par le biais de sections sériées transversales, pratiquées dans la coquille après inclusion dans une résine. Ces dernières révèlent un test assez épais, à cause de la présence dˈune couche tertiaire prismatique (sauf près des commissures), un processus cardinal en plateau, des plaques cardinales légèrement convexes ou plates, bordées par des bases crurales se projetant vers lˈintérieur de la valve dorsale, des processus cruraux épais sˈécartant antérieurement, ainsi quˈune bandelette transverse large, formant un pli peu élevé. Les gouttières latérales formées par ce pli médian induisent antérieurement la présence de deux petites pointes.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Les spécimens observés pour comparaison sont le n° Br. 469 (MHN de Lyon) et les spécimens de lˈÉcole des mines (maintenant à lˈuniversité de Lyon).</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Distribution. Cette espèce ne caractérise pas uniquement le Campanien ; elle apparaît bien plus tôt, au Crétacé supérieur. Sahni <xref rid="BIB18" ref-type="bibr">〚18〛</xref> la situe au Turonien, mais elle a été parfois confondue avec dˈautres espèces <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2, 14〛</xref>. On la signale dans le Turonien de la Marne et de lˈYonne. La collection Péron en contient dans le « Sénonien » de Villedieu, Reims et Arras. La collection de Morgan en contient provenant de Harding et Whitecliff Bay (Angleterre). Lˈespèce est signalée, par ailleurs, en Allemagne et en Belgique.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Sous-famille : Carneithyridinae Muir-Wood, 1965</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <italic>Terebratula carnea</italic> Sowerby (n° 7677 au catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Genre : <italic>Carneithyris</italic> Sahni</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Espèce type <italic>: Carneithyris subpentagonalis</italic> Sahni</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Carneithyris carnea</italic>
                        </bold>
                        <bold>(Sowerby, 1913)</bold>
                     </p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>La coquille de cette espèce, de contour arrondi (stade jeune) à allongé–ovale, voire pentagonal (stade adulte), est très reconnaissable par un reste de coloration rose pâle. Cette coquille est biconvexe, avec une valve dorsale légèrement moins profonde que la valve ventrale. Le crochet, un peu recourbé, percé dˈun petit foramen arrondi, présente des crêtes latérales faisant un angle marqué avec les commissures latérales droites (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>3a</bold> et <bold>3b</bold>). Les plaques deltidiales jointes forment une plaque concave. La commissure frontale est droite (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>3c</bold>). La coquille est marquée de nombreuses stries dˈaccroissement. Le spécimen illustré (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>3</bold>) ressemble de près à celui qui a été figuré par dˈOrbigny (pl. 513, fig. 5) ; il présente de nombreuses ressemblances avec les figs 30 et 31 de la pl. V, considérées comme <italic>C. subpentagonalis</italic> Sahni <xref rid="BIB18" ref-type="bibr">〚18〛</xref>, de même quˈavec la fig. 2a, considérée comme <italic>Chatwinothyris subcardinalis</italic> Sahni par Steinich <xref rid="BIB22" ref-type="bibr">〚22〛</xref>. Il paraît plus vraisemblable de considérer les nombreux genres (<italic>Ellipsothyris, Magnithyris, Piarothyris</italic>, <italic>Pulchithyris</italic>) créés par Sahni <xref rid="BIB18" ref-type="bibr">〚18〛</xref> comme des variantes du genre <italic>Carneithyris</italic> ; de plus, leurs représentants se trouvent tous dans la Zone à <italic>Belemnitella</italic>
                        <italic>mucronata</italic>, à Norwich. Par ailleurs, les espèces attribuées au genre <italic>Chatwinothyris</italic> sont en fait plus larges que celles du genre <italic>Carneithyris</italic> ; elles ne sont pas représentées dans la Zone à <italic>B. mucronata</italic>, sauf la <italic>Ch. symphytica</italic>, qui paraît avoir une appartenance douteuse au genre selon Sahni lui-même <xref rid="BIB18" ref-type="bibr">〚18〛</xref>. Les conclusions dˈAsgaard <xref rid="BIB1" ref-type="bibr">〚1〛</xref> me confortent dans lˈidée que beaucoup trop dˈespèces et de genres ont été désignés dans la Zone à <italic>B. mucronata</italic> ; on sˈen tiendra donc à la reconnaissance de <italic>Carneithyris carnea</italic> (Sow.).</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Les sections sériées transversales révèlent un test très épais à la partie postérieure de la valve ventrale, avec de fortes dents pédonculaires et des empreintes musculaires fortement marquées (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>1</bold>). À la valve dorsale, le processus cardinal est bulbeux et projeté très haut ; la boucle brachiale est courte, avec une bandelette transverse moyennement élevée, se rétrécissant légèrement en direction ventrale. Les plaques cardinales sont très peu incurvées postérieurement, légèrement inclinées vers le plancher de la valve et vers le plan médian antérieurement ; elles sont bordées extérieurement par les hauts bords internes des larges fossettes dentales et intérieurement par les bases crurales redressées. Les processus cruraux sont moyennement élevés (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>, <bold>1</bold>) ; la boucle brachiale peut se prolonger antérieurement par deux pointes très succinctes.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>En dehors du spécimen figuré, la collection dˈOrbigny se compose, pour la localité de Meudon, de deux spécimens, dont seule la partie postérieure est encore préservée. Les collections de lˈIGAL (n° 1611, Issy-les-Moulineaux), celles du MNHN (Dolléans n° R 50368 ; J. de Morgan n° B 16253–16254 et Péron, n° S09722) renferment des individus de la localité et de ses environs et ont permis des observations comparatives.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Distribution. DˈOrbigny a signalé cette espèce de la craie blanche à Chavot (Marne), aux environs de Sens (Yonne) à Fécamp, en Charente, à Lavardin (Loir-et-Cher, n° 7677F), à Norwich en Angleterre (n° 7677G), en Scanie, en Russie. Par ailleurs, elle est citée dans lˈîle de Rügen en Allemagne <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2 et coll. de Morgan〛</xref>, à Maastricht, en Belgique, au Danemark <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2〛</xref>, à Faxe en Suède <xref rid="BIB12" ref-type="bibr">〚12〛</xref>. Le genre subsiste en Europe après le passage Campanien–Maastrichtien.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Superfamille : Cancellothyroidea Williams et al., 1996</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Famille : Cancellothyrididae Thomson, 1926</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Sous-famille : Cancellothyridinae Thomson, 1926</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Genre : <italic>Terebratulina</italic> Linné</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Terebratulina striata</italic>
                        </bold>
                        <bold>Wahlenberg</bold> (n° 7671 dans le catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Deux spécimens figurent au catalogue, mais seul un grand spécimen, dont la partie postérieure est partiellement préservée, permet dˈidentifier lˈespèce (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>13</bold>). Celle-ci est caractérisée par une coquille variable en fonction de la classe dˈâge ; les anciens auteurs avaient même attribué des noms différents au jeune (<italic>striatula</italic> Mantell, <italic>chrysalis</italic> V. Buch) et à lˈadulte (<italic>defrancii</italic> Brongniart). La coquille allongée, ornementée de côtes granuleuses et dˈoreilles presque droites chez les jeunes, évolue avec de nombreuses et fines côtes dues à une rapide dichotomie, dès la taille de 6 mm, et de petites oreilles sensiblement obliques chez lˈadulte. À ce stade, le crochet apparaît tronqué, avec un foramen arrondi de 3 à 4 mm chez les plus grands (jusquˈà 42 mm de longueur) et la commissure frontale est bi-plissée. Dˈétroites plaques deltidiales, triangulaires, allongées antérieurement, limitent le foramen. Deux légères crêtes marquent latéralement le crochet redressé. Un aperçu du brachidium avec son anneau a été donné par Davidson <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Cinq grands individus de Ciply (Belgique, coll. EM (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>12</bold>)) ; deux grands individus dˈIssy-les-Moulineaux, en partie pris dans le sédiment (coll. IGAL, n° 1620), un juvénile de Sens (n° 7671A de la coll. dˈOrbigny) et deux de la montagne Saint-Pierre (Maastricht, n° 7671B) ont permis de compléter les observations.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Distribution. En dehors des localités déjà citées, lˈespèce a été reconnue dans la Marne, à Fécamp et en Russie par dˈOrbigny, dans la craie de Norwich <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>, en Allemagne, au Danemark et en Suède.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>3.1.2.2</label>
                  <title>Sous-Ordre : Terebratellidina Muir-Wood, 1955</title>
                  <sec>
                     <p>Superfamille : Megathyridoidea</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>DˈOrbigny a créé le genre <italic>Megathiri</italic>s en le mettant dans la 12<sup>e</sup> famille, celle des Thecidae <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14 (p. 145)〛</xref> ce qui ne correspond pas à la réalité.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Famille : Megathyrididae Dall, 1870</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Genre : <italic>Megathiris</italic> dˈOrbigny, 1847</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Megathiris cuneiformis</italic>
                        </bold>
                        <bold>dˈOrbigny</bold> (n° 7696 au catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Les dix spécimens recensés au catalogue nˈayant pas été retrouvés, des individus de la collection Péron (n° S 09644-b, MNHN) ont servi de référence pour la description. La coquille transverse, de petite taille (1,5–5 mm de large), possède une longue ligne cardinale horizontale. Les premières côtes, postérieures, lui donnent une allure pincée latéralement. Lˈornementation consiste en six à huit côtes arrondies, estompées postérieurement, qui indentent largement les commissures. Le foramen est largement ouvert, bordé latéralement par des plaques deltidiales rudimentaires et surmonté par un crochet aigu et droit (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>8</bold>). La valve dorsale est relativement plate. Des stries dˈaccroissement majeures apparaissent plus marquées vers les commissures et un dense réseau de ponctuations de 25 μm de diamètre sˈobserve en surface.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>La face interne de la valve dorsale révèle des fossettes dentales peu concaves, élargies antérieurement, dont les bords internes très élevés apparaissent par le foramen, ainsi que trois piliers septaux, auxquels est soudé le ruban brachial suspendu aux crura (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>9</bold>). Seul le septum médian existe à lˈétat juvénile. La face interne de la valve ventrale révèle dans sa partie postérieure une lame septale, qui débute sous le collier pédonculaire.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>DˈOrbigny signale lˈespèce dans la Marne, à Sens (Yonne) et à Fécamp, à Néhou (Manche).</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Superfamille : Terebratelloidea</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <italic>Terebratella parisiensis</italic> dˈOrbigny (n° 7691, au catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Un seul individu apparaît dans la collection dˈOrbigny comme provenant de Meudon, mais il nˈavait été, ni décrit, ni figuré par lˈauteur. Quatre spécimens (n° B 44946) de la localité sont recensés dans une récolte commune de Péron et de Morgan. Un spécimen bien conservé provenant dˈIssy-les-Moulineaux dans les collections de lˈIGAL, et répertorié sous le n° 1621 a permis, par analogie avec le n° 7691 de la collection dˈOrbigny, de compléter la description de lˈespèce, qui apparaît davantage comme appartenant au genre <italic>Trigonosemus</italic> Koenig.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Sous-famille : Trigonoseminae Elliott, 1955</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Espèce type : <italic>Trigonosemus elegans</italic> Koenig</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Trigonosemus parisiensis</italic>
                        </bold>
                        <bold>(dˈOrbigny)</bold>
                     </p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Diagnose. Lˈespèce présente une coquille pentagonale biconvexe de lˈordre du centimètre chez lˈadulte, avec un crochet haut, mais recourbé, permettant de voir un petit foramen arrondi (0,75 mm de diamètre) à ovale à son extrémité dorsale. La partie ventrale du crochet est cannelée, la partie dorsale est lisse, légèrement inclinée, permettant de voir en son milieu lˈétroit et haut symphytium, à peine entamé par le foramen. La coquille est très fortement ornée de huit à dix côtes à sa partie tout à fait postérieure ; celles-ci se divisent au moins deux fois avant dˈatteindre la commissure frontale. Les commissures latérales sont droites et la commissure frontale est légèrement sinuée (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>10</bold>). Une valve dorsale isolée a permis de réaliser que sa taille était relativement petite par rapport à la longueur totale de la coquille. Lˈobservation de cette face révèle aussi les détails de lˈappareil brachial, avec un très haut processus cardinal bulbeux antérieurement, et bilobé postérieurement, et lˈétroite boucle brachiale rattachée au pilier septal par des connexions horizontales à mi-longueur des branches descendantes (les branches ascendantes sont malheureusement manquantes) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>11</bold>). De fortes empreintes, correspondant aux insertions musculaires, débutent à lˈaplomb des connexions précédentes.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Au catalogue de dˈOrbigny, lˈespèce figure à Maastricht et en Scanie.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Superfamille : incertaine (affinités avec Bouchardioidea !)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Sous-famille : Magadinae Davidson, 1886</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>
                           <italic>Magas pumilus</italic>
                        </bold>
                        <bold>Sowerby</bold> (n° 7669 du Catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Paradoxalement, lˈespèce ne figure pas au catalogue dans la localité de Meudon. Cette espèce est caractérisée par sa coquille arrondie à légèrement ovale, presque plan-convexe (valve ventrale très bombée postérieurement, valve dorsale presque plate), avec une commissure frontale légèrement sinuée. Le crochet est très recourbé, devenant presque pointu à lˈextrémité, le foramen est parfois dˈallure triangulaire et les plaques deltidiales sont presque inexistantes (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>4</bold>). Des stries dˈaccroissement marquent régulièrement la coquille, elles sont plus marquées et resserrées vers la moitié ou le tiers antérieur.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Les observations à partir de valves cassées ou séparées et les sections sériées transversales se complètent (<xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>) ; elles révèlent de fortes dents et un pseudo septum, interrompu vers le milieu à la valve ventrale (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>5</bold>). Au niveau de cette interruption vient sˈemboîter le très haut septum de la valve dorsale, duquel partent les branches ascendantes incomplètes de la boucle brachiale et sur lequel on observe aussi les branches descendantes, par ailleurs en relation avec les crura (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>6</bold>) <xref rid="BIB5" ref-type="bibr">〚5〛</xref>. Le processus cardinal est bulbeux et les rebords internes des fossettes dentales très massifs et relevés <xref rid="FIG4" ref-type="fig">(Fig. 4)</xref>.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Distribution. À part Meudon (coll. Munier-Chalmas, n° B44945, coll. Dolléans n° R 50371 et coll. Boule n° B 16258, MNHN ; coll. de lˈIGAL, n° 1617, Issy-les-Moulineaux), lˈespèce est citée dans la région de Sens–Montereau (carrière du bois dˈEsmans), où son abondance a incité les anciens auteurs à la signaler comme caractéristique dˈune zone du Campanien supérieur dans lˈassise à <italic>Belemnitella mucronata</italic>
                        <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref>. <italic>M. pumilus</italic> est encore cité à Épernay (coll. MNHN, n° B16876 ; il sˈagit probablement dˈune partie du matériel de dˈOrbigny et n° 7669), à Fécamp (coll. dˈOrbigny, n° 7669b), à Châlons-sur-Marne (coll. Lambert, MNHN, n° R07621). Par ailleurs, lˈespèce est citée en Allemagne <xref rid="BIB22" ref-type="bibr">〚22〛</xref>, en Angleterre (Hampshire) <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>, au Danemark (Seeland, Craie à <italic>Mucronata</italic>) et en Russie.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>
                        <bold>Remarque.</bold> Suite à la prise de position de Steinich <xref rid="BIB22" ref-type="bibr">〚22〛</xref> quant à un retour à lˈattribution spécifique de <italic>M. chitoniformis</italic> (Schlotheim), malgré lˈadhésion de nombreux auteurs à celle de <italic>M. pumilus</italic>, voire à la création dˈune zone à ce nom (même si elle nˈa pas de valeur stratigraphique universelle), il serait souhaitable quˈune décision de la Commission de nomenclature zoologique, dˈune part, et du Comité de stratigraphie, dˈautre part, soit émise à ce sujet pour clarifier définitivement la situation. Par ailleurs, il nˈest pas exclu quˈil puisse exister plusieurs sous-espèces, voire plusieurs espèces, du Campanien au Maastrichtien. À lˈappui de cette remarque, on observe des différences morphologiques (taille, convexité de la valve dorsale) entre les spécimens de la Zone à <italic>B. mucronata</italic> observés et ceux du Maastrichtien (cf. un grand spécimen dˈHallembaye, Belgique, dû à lˈobligeance de E. Simon). Si besoin sˈen faisait encore sentir, les remarques faites par Wood <xref rid="BIB24" ref-type="bibr">〚24, p. 23〛</xref> me conforteraient dans cette position.</p>
                  </sec>
               </sec>
            </sec>
         </sec>
         <sec>
            <label>3.2</label>
            <title>Sous-embranchement : Craniiformea Williams et al., 1996</title>
            <sec>
               <p>Classe : Craniata Williams et al., 1996</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Ordre : Craniida Waagen, 1885</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Superfamille : Cranioidea Menke, 1828</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Famille : Craniidae Menke</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>
                  <italic>Crania parisiensis</italic> Defrance (n° 7702 du catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Genre : <italic>Ancistocrania</italic> Dall</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Espèce type : <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance)</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Cˈest une des rares espèces unanimement reconnues sans discussion par les spécialistes des Brachiopodes, anciens ou modernes.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>
                  <bold>
                     <italic>Ancistocrania parisiensis</italic>
                  </bold>
                  <bold>(Defrance)</bold>
               </p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Coquille dont on nˈobserve le plus souvent que la valve ventrale fixée, par toute sa surface, sur le test des échinides du gisement (<italic>Echinochorys</italic>) (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>9</bold>). La valve dorsale, en forme de chapeau chinois, possède un crochet lisse très légèrement décentré, son côté convexe se trouvant vers la plus grande pente de la valve, sur le spécimen observé (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>11</bold>) ; lˈensemble de la surface externe de la valve porte des stries dˈaccroissement, sauf à lˈapex.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La face interne de la valve ventrale révèle la trace des deux adducteurs antérieurs en position centrale, profondément imprimée et bordée à lˈavant dˈune crête, et des adducteurs postérieurs, contre lesquels se trouvent les empreintes des obliques, plus allongés, ainsi que la trace des <italic>vascula</italic> (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>10</bold>). La face interne de la valve dorsale révèle les deux adducteurs antérieurs, en partie supportés par des processus divergents, orientés latéralement en direction postérieure et séparés par un bref septum élevé.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Des valves fixées provenant dˈIssy-les-Moulineaux (coll. de lˈIGAL, n° 1614), de Meudon (coll. EM) et des collections diverses du Muséum permettent de compléter les observations.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Distribution. Lˈauteur du <italic>Prodrome</italic>
                  <xref rid="BIB16" ref-type="bibr">〚16〛</xref> situe lˈespèce à Sens (Yonne) et à Chavot (Marne). Par ailleurs, lˈespèce a été trouvée en Belgique, en Suède, à Brighton, Norfolk <xref rid="BIB21" ref-type="bibr">〚21〛</xref>, à Gravesend en Angleterre <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>, où Davidson la signale parallèlement à Meudon, où il a récupéré un ensemble remarquable.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>
                  <italic>Crania egnabergensis</italic> Retzius (n° 7703 au catalogue de la collection dˈOrbigny)</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Genre : <italic>Isocrania</italic> Jaekel</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Espèce type : <italic>Crania egnabergensis</italic> Retzius</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>
                  <bold>
                     <italic>Isocrania egnabergensis</italic>
                  </bold>
                  <bold>(Retzius)</bold>
               </p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Coquille biconvexe, formée de deux valves subconiques aplaties, presque égales. Lˈapex de la valve dorsale est souvent le plus élevé, mais les deux crochets sont un peu excentrés vers la région postérieure, dont le bord est droit. Ces coquilles sont souvent fixées par lˈapex ventral à lˈétat jeune, mais elles deviennent rapidement libres de toute attache à lˈétat adulte. Lˈornementation externe des valves se compose de nombreuses côtes marquées ; divergeant après la zone plus lisse de lˈapex, elles dépassent à peine du bord de la valve. Ces côtes un peu arrondies sont souvent séparées vers le bord par de fines côtes intercalaires, et sont interrompues par des stries majeures marquées non loin des commissures. Les surfaces externes apparemment lisses, entre les côtes, montrent au MEB de fins éléments allongés dans le sens de la pente des valves.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La collection dˈOrbigny ne renfermant au catalogue que deux spécimens de petite taille venant de Meudon, ceux-ci ont été comparés pour les caractères internes et externes à ceux venant de Suède (n° 7703a) ou de Charente (France). La face interne de la valve ventrale révèle un limbe pustuleux et les nombreuses ponctuations, des paires dˈadducteurs antérieurs plus petits et arqués et postérieurs arrondis. Ces derniers sont bordés antéro-latéralement par les obliques (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>7</bold>). La face interne de la valve dorsale révèle des adducteurs postérieurs plus écartés que sur la valve ventrale, entre lesquels on observe le septum assez court et les adducteurs postérieurs bien arrondis (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>8</bold>) ainsi que les obliques internes ; le limbe est moins important que sur la valve ventrale sur certains spécimens. Les empreintes des <italic>vascula</italic> sont faiblement marquées.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>
                  <bold>Distribution.</bold> Lˈespèce a été recensée dans le Campanien inférieur dˈAllemagne, la partie supérieure du Campanien inférieur en Suède (Ignaberga), au Danemark, en Hollande (Maastricht), en France (Sens, Charente-Maritime, Fécamp) et en Angleterre (Kent). Lˈespèce semble se prolonger jusquˈau Danien.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec>
         <label>4</label>
         <title>Conclusion</title>
         <sec>
            <p>Il serait souhaitable que tous les spécimens de Brachiopodes de la collection dˈOrbigny soient à nouveau réunis, afin de permettre une étude plus approfondie de cette collection dans le cadre de la classification révisée.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Cette collection dˈOrbigny, bien quˈhétérogène, est en effet intéressante ; les Brachiopodes représentés dans la Zone à <italic>B. mucronata</italic> de la craie de Meudon offrent une large diversité dˈespèces avec une grande variabilité, de morphologies externes, voire internes (cf. les supports du lophophore que sont les brachidia), de modes de vie et de fixation. DˈOrbigny sˈintéressait déjà à lˈécologie et à la paléo-biodiversité, ce qui se dégage de ses travaux et de sa collection. On ne reviendra pas sur les morphologies externes, décrites largement pour chacune des espèces, et internes, exprimées au niveau des sections sériées ou à la faveur de lˈobservation de valves séparées ; en revanche, la diversité exprimée au niveau du brachidium est intéressante à signaler ici, dans la mesure où, à lˈépoque de dˈOrbigny, nul se semblait être sensible aux modifications ontogénétiques qui sˈexpriment très largement, ne serait-ce que chez les térébratellidines <xref rid="BIB5" ref-type="bibr">〚5〛</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Lˈautre point intéressant à signaler dans ce contexte est le mode de fixation de ces espèces de Brachiopodes. Déjà, chez les Craniiformea, où les espèces vivent fixées par la coquille, on constate deux modes différents : la cémentation complète par adhésion de la valve inférieure à son substrat, comme chez <italic>Ancistocrania parisiensis</italic>, ou la cémentation partielle par lˈapex, illustrée par <italic>Isocrania</italic>
               <italic>egnabergensis,</italic> suivie dˈun stade de vie libre. Chez les Rhynchonelliformea, représentés dans le présent contexte, la fixation par le pédoncule à travers lˈouverture du foramen ne peut pas toujours se faire, dans la mesure où la très petite taille de ce dernier empêche la fonctionnalité de lˈensemble : cˈest le cas chez <italic>C. carnea.</italic> Certains <italic>Cretirhynchia</italic> ou <italic>Magas pumilus</italic> doivent adopter secondairement un mode de vie posé sur le fond ; en revanche, la coquille de <italic>Terebratulina striata</italic> vit solidement fixée à son substrat par le biais dˈun pédoncule important. La coquille de <italic>Megathiri</italic>s, malgré sa petite taille, est bien fixée, car son large foramen permet le passage du pédoncule sans aucune gêne. Le cas de <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> est plus douteux, mais le pédoncule de cette espèce peut encore être fonctionnel, malgré le foramen réduit.</p>
         </sec>
      </sec>
   </body>
   <back>
      <ack>
         <title>Remerciements</title>
         <p>Je tiens à remercier le conservateur et le personnel des collections de paléontologie des Invertébrés du MNHN de Paris, ainsi que ceux de l'IGAL pour leur aide dans la recherche de matériel. Ma gratitude s'exprime aussi à MM. J. Phalippon, G. Roche et C. Delabesse (Paris-Sud, Orsay) pour l'aide apportée à l'amélioration de l'illustration.</p>
      </ack>
      <app-group>
         <app>
            <sec>
               <title>Abridged version</title>
               <sec>
                  <label>1</label>
                  <title>Introduction</title>
                  <sec>
                     <p>After a travel in South America for the administration of the National Museum of Natural History (MNHN, Paris) <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref>, Alcide dˈOrbigny focused his observations on Palaeontology and Stratigraphy. He wrote several volumes in the framework of <italic>La Paléontologie française</italic>, like <italic>Description des animaux mollusques et rayonnés</italic>; the volume IV, <italic>Terrains crétacés</italic>, includes the Brachiopods <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>. Among them, the Brachiopods from the White Chalk of Meudon (Paris basin) allow to recall that dˈOrbigny created the term of ‘Senonian’ <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref>, differently subdivided through time <xref rid="BIB20" ref-type="bibr">〚20〛</xref>.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>The Brachiopods described by dˈOrbigny follow the order in the <italic>Prodrome</italic>
                        <xref rid="BIB16" ref-type="bibr">〚16〛</xref>. The fauna chosen to pay homage to dˈOrbigny is listed in the catalogue of dˈOrbignyˈs collection <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> housed in the National Museum of Natural History (MNHN), Paris.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>2</label>
                  <title>Stratigraphic level</title>
                  <sec>
                     <p>The White Chalk in Meudon is characterised by the appearance of <italic>Belemnitella mucronata</italic>, disappearance of <italic>B. quadrata</italic> and, by comparison with the white chalk of Sens–Montereau, by predominance of a little Brachiopod: <italic>Magas pumilus</italic> Sowerby. So, the Brachiopods are considered to be of Upper Campanian age (<italic>B. mucronata</italic> Zone) <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref>, <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref> and <xref rid="BIB9" ref-type="bibr">〚9〛</xref>.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>3</label>
                  <title>Identification and description of the species from Meudon</title>
                  <sec>
                     <p>The Brachiopod fauna is presented in the scheme of the revised classification <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>, <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref> and <xref rid="BIB23" ref-type="bibr">〚23〛</xref>. The phylum Brachiopoda is represented in the white chalk of Meudon with the Rynchonelliformea (Rhynchnellida and Terebratulida) and the Craniiformea.</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>Rhynchonellida are all from the Rhynchonelloidea superfamily. The specimens labelled under the species names of <italic>Rh. octoplicata</italic> and <italic>Rh. subplicata</italic> Sowerby set some problems and after discussion of the works after dˈOrbigny <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>, <xref rid="BIB17" ref-type="bibr">〚17〛</xref> and <xref rid="BIB21" ref-type="bibr">〚21〛</xref>, including the revision of the genus <italic>Cretirhynchia</italic> Pettit <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref>, they are recognised as: <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davison) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>1</bold> and <bold>3</bold>), <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic> Pettitt (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref> and <xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>
                        <bold>2</bold> and <bold>4</bold>) and <italic>Cr. (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig 1</xref>, <bold>5</bold> and <bold>6</bold>). Two representatives of the Terebratuloidea: <italic>Gibbithyris semiglobsa</italic> (Sow) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>1</bold> and <bold>2</bold>) and <italic>Carneithyris carnea</italic> (Sow.) (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>3</bold>) are described, as well as one of Cancellothyridoidea (<italic>Terebratulina striata</italic> (Whalemberg) (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>12</bold> and <bold>13</bold>). Three superfamilies are recognised in the Terebratelllidina: the Megathyridoidea with <italic>Megathiris cuneiformis</italic> dˈOrbigny (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>8</bold>, <bold>9</bold>), the Terebratelloidea with <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> (dˈOrbigny), first described (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>, <bold>10</bold>, <bold>11</bold>) and an uncertain family, revealing pr. p. affinities with Bouchardioidea, with <italic>Magas pumilu</italic>s (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref> and <xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>, <bold>4</bold> and <bold>6</bold>).</p>
                  </sec>
                  <sec>
                     <p>The Craniiformea are represented by <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance) (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>9–11</bold>) and <italic>Isocrania egnabergensis</italic> (Retzius) (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>, <bold>7</bold> and <bold>8</bold>).</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>4</label>
                  <title>Concluding remarks</title>
                  <sec>
                     <p>It is to be hoped that all the specimens of the different Brachiopod species listed in the catalogue of the dˈOrbigny collection will be gathered again to allow an extensive study of the collection, in agreement with the revised classification. This collection, while heterogeneous, is effectively interesting. The Brachiopods from the <italic>B. mucronata</italic> Zone of the white chalk of Meudon provide wide species diversity and large variability in external and internal characters (cf. ontogeny of the brachidia), different way of life and attachment. DˈOrbigny was yet interested in ecology, environment and palaeo(bio)diversity, illustrated by all these Brachiopods, revealing various relations with the substrate.</p>
                  </sec>
               </sec>
            </sec>
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   <floats-group>
      <fig id="FIG1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>
               <bold>1.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), vu par la valve dorsale et la commissure frontale, Campanien supérieur (Zone à <italic>Belemnitella mucronata</italic>), Meudon, bassin de Paris ; coll. dˈOrbigny n° 7665 (B 44947, MNHN, Paris). Échelle = 1 cm. <bold>2.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic> Pettitt vu par la valve dorsale et de profil. Meudon, coll. dˈOrbigny n° 7665 (B 44948a). <bold>3.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), autre spécimen de Meudon vu par la valve dorsale, de profil et par la commissure frontale ; coll. dˈOrbigny, n° 7665 (B 44948b). <bold>4.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic> Pettitt, spécimen de Ciply (Belgique), à comparer avec la Fig.  1 (<bold>2</bold>). Observer la fusion des fines costules en côtes plus larges vers les commissures ; coll. EM n° 20323a. <bold>5.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim), vu par la valve dorsale, de profil et par la commissure frontale. Campanien supérieur de Meudon ; coll. EM 20324a. <bold>6.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim), détail, vu au MEB, du crochet avec le foramen et les plaques deltidiales ; coll. EM n° 20325. Échelle = 1 mm. <bold>7.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Harmignirhynchia) obourgensis</italic> Simon &amp; Owen, ouverture dans la valve ventrale dˈune coquille de Ciply (Belgique), permettant dˈobserver les crura ; coll. EM n° 20321. <bold>8.</bold>
               <italic>Megathiris cuneiformis</italic> (dˈOrbigny), vu au MEB par la valve dorsale ; coll. Péron n° S. 09644-b1. Échelle = 1 mm. <bold>9.</bold>
               <italic>Megathiris cuneiformis</italic> (dˈOrbigny), face interne de la valve dorsale vue au MEB, révélant les larges fossettes dentales (fd), le septum médian (s) et le ruban brachial (rb) ; coll. Péron n° S09644-b2. Échelle = 1 mm. <bold>10.</bold>
               <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> (dˈOrbigny), vu par la valve dorsale, la commissure frontale et de profil ; Campanien supérieur, Meudon ; coll. dˈOrbigny, n° 7691. <bold>11.</bold>
               <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> (dˈOrbigny), face interne dˈune valve brachiale montrant le brachidium en partie cassé. Des connexions relient le septum (s) aux branches descendantes. <bold>12.</bold>
               <italic>Terebratulina striata</italic> Defrance, Campanien supérieur de Ciply ; coll n° EM n° 20322. <bold>13.</bold>
               <italic>Terebratulina striata</italic> Defrance, Campanien supérieur de Meudon ; coll. dˈOrbigny n° 7671. <bold>14.</bold> Coccolithes de la craie blanche de Meudon. Échelle = 1μm.</p>
            <p>
               <bold>1.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), dorsal and frontal views. Upper Campanian (<italic>Belemnitella mucronata</italic> Zone); dˈOrbigny coll. No. 7665 (B 44947, MNHN, Paris). Scale = 1 cm. <bold>2.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic> Pettitt, dorsal and profile views. Meudon, (<italic>Belemnitella mucronata</italic> Zone); dˈOrbigny coll. No. 7665 (B 44948a). <bold>3.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), dorsal, profile and frontal views of another specimen from Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7665 (B 44948b). <bold>4.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Cretirhynchia) norvicensis</italic> Pettitt, specimen from Ciply (Belgium), to be compared with Fig.  1 (<bold>2</bold>). Observe the modification of the costae from the posterior part to the margins; EM coll. No. 20323a. <bold>5.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim), dorsal, profile and frontal views. Upper Campanian, Meudon; EM coll. No. 20324a. <bold>6.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) limbata</italic> (Schlotheim), SEM detail of the beak, with the foramen and the deltidial plates; EM coll. No. 20325. Scale = 1 mm. <bold>7.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Harmignirhynchia) obourgensis</italic> Simon &amp; Owen, a broken part at the ventral valve reveals the crura; EM coll. No. 20321. <bold>8.</bold>
               <italic>Megathiris cuneiformis</italic> (dˈOrbigny), SEM dorsal view; Péron coll. No. S 0944-b1. Scale = 1 mm. <bold>9.</bold>
               <italic>Megathiris cuneiformis</italic> (dˈOrbigny), internal side of a dorsal valve, revealing the wide dental sockets (fd), the median septum (s) and the brachial ribbon (rb). Péron coll. No. S 09644-b2. Scale = 1 mm. <bold>10.</bold>
               <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> (dˈOrbigny), dorsal, frontal and profile views; Upper Campanian, Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7691. <bold>11.</bold>
               <italic>Trigonosemus parisiensis</italic> (dˈOrbigny), inner side of a dorsal valve revealing the brachidium partly broken and connections between the septum(s) and the descending branches. <bold>12.</bold>
               <italic>Terebratulina striata</italic> Defrance, Upper Campanian, Ciply; EM coll. No. 20322. <bold>13.</bold>
               <italic>Terebratulina striata</italic> Defrance, Upper Campanian, Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7671. <bold>14.</bold> Coccoliths in the White Chalk, Meudon. Scale = 1 μm.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx1.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Sections sériées transversales. <bold>1.</bold>
               <italic>Carneithyris carnea</italic> (Sow), Meudon ; MNHN coll. n° 16253. <bold>2.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), Meudon. <bold>3.</bold>
               <italic>Cretirhynchia (Homaletarhynchia) arcuata</italic> Pettitt, Meudon.</p>
            <p>Transverse serial sections. <bold>1.</bold>
               <italic>Carneithyris carnea</italic> (Sow), Meudon; MNHN coll. No. 16253. <bold>2.</bold>
               <italic>Woodwardirhynchia woodwardi</italic> (Davidson), Meudon. <bold>3.</bold>
               <italic>Cretirhynchia</italic>
               <italic>(Homaletarhynchia) arcuata</italic> Pettitt, Meudon.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="FIG2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>
               <bold>1, 2.</bold>
               <italic>Gibbithyris semiglobosa</italic> (Sow.), vu par la valve dorsale, de profil et par la commissure frontale. Campanien supérieur (Zone à <italic>Belemnitella mucronata</italic>), Meudon ; coll. dˈOrbigny n° 7676 (B 16255 a et b). Échelle = 1 cm. <bold>3.</bold>
               <italic>Carneithyris carnea (Sow.)</italic>, vu par la valve dorsale (<bold>a</bold>), de profil (<bold>b</bold>) et par la commissure frontale (<bold>c</bold>). Campanien supérieur de Meudon ; coll. dˈOrbigny n° 7677 (B 44949). <bold>4–6.</bold>
               <italic>Magas pumilus</italic> (Sow.), Campanien supérieur, Meudon. Individu entier (<bold>4</bold>, coll. dˈOrbigny), valve ventrale face interne (<bold>5</bold>, n° B 44945 a) et face interne de la valve dorsale (<bold>6</bold>, coll. n° B 44945b), révélant le septum de profil (s), auquel sont accrochés les branches ascendantes (ba) et descendantes (bd). Échelle = 1 mm. <bold>7, 8.</bold>
               <italic>Iscocrania egnabergensis</italic> (Retzius), faces internes des valves dorsale et ventrale, montrant le limbe pustuleux (l), les adducteurs antérieurs (aa), les adducteurs postérieurs (ap) et les muscles obliques (o). Campanien supérieur, Meudon ; coll. dˈOrbigny, n° 7703. Échelle = 1 mm. <bold>9, 10.</bold>
               <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance), valve inférieure fixée sur un <italic>Echinochorys</italic>, Campanien supérieur, Meudon (<bold>9</bold>). Détail de la valve précédente avec les <italic>vascula</italic> et les empreintes des adducteurs antérieurs et postérieurs (<bold>10</bold>) ; coll. dˈOrbigny n° 7702. Échelle = 1 cm. <bold>11.</bold>
               <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance), surface externe de la valve supérieure ; collection générale MNHN. Échelle = 1 mm.</p>
            <p>
               <bold>1, 2.</bold>
               <italic>Gibbithyris semiglobosa</italic> (Sow.), Upper Campanian (<italic>Belemnitella mucronata</italic> Zone), Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7676 (B 16255 a &amp; b). Scale = 1 cm. <bold>3.</bold>
               <italic>Carneithyris carnea (Sow.</italic>), dorsal (<bold>a</bold>), profile (<bold>b</bold>) and frontal views (<bold>c</bold>). Upper Campanian, Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7677 (B 44949). <bold>4–6.</bold>
               <italic>Magas pumilus</italic> (Sow.), Upper Campanian, Meudon. Entire specimen (<bold>4</bold>, coll. dˈOrbigny), inner ventral valve (<bold>5</bold>, No. B 44945a) and inner dorsal valve (<bold>6</bold>, No. B 44945b), revealing the median septum (s) in profile, from which are connected the ascending (ba) and descending branches (bd). Scale = 1 mm. <bold>7, 8.</bold>
               <italic>Iscocrania egnabergensis</italic> (Retzius), dorsal and ventral valve interiors, revealing the pustulous limbus (l) the anterior adductor scars (aa), the posterior adductor (ap) and oblique scars (o). Upper Campanian, Meudon; dˈOrbigny coll. No. 7703. Scale = 1 mm. <bold>9, 10.</bold>
               <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance), inner side of a valve attached to an <italic>Echinochorys</italic>, Upper Campanian, Meudon (<bold>9</bold>). Detail of the previous valve revealing the <italic>vascula</italic>, and the anterior and posterior adductors (<bold>10</bold>); dˈOrbigny coll. No. 7702. Scale = 1 cm. <bold>11.</bold>
               <italic>Ancistocrania parisiensis</italic> (Defrance), external surface of the upper valve; MNHN general coll. Scale = 1 mm.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="FIG4">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p>Sections sériées transversales dans une coquille de <italic>Magas pumilus</italic> (Sow.), Meudon.</p>
            <p>Transverse serial sections through a <italic>Magas pumilus</italic> (Sow.), Meudon.</p>
         </caption>
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      </fig>
   </floats-group>
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